"Il ne m'aime pas..." : ce jour où Paul El Kharrat a "collé un oreiller" sur le visage de son petit frère Samih

il y a 1 jour 1

Paul El Kharrat avait fortement marqué les téléspectateurs des 12 coups de midi, l'émission animée par Jean-Luc Reichmann. L'ancien champion et sa mère, Sophie El Kharrat se sont confiés de façon plus intime dans leur livre Atypiques !, sorti le 2 avril 2025. Un ouvrage qui met en lumière des relations parfois un peu compliquées au sein de la famille.

Le parcours exceptionnel de Paul El Kharrat

Paul El Kharrat est l'un des plus grands champions de l'histoire des 12 coups de midi, avec pas moins de 152 victoires. Diagnostiqué autiste Asperger à l'âge de 16 ans, ce sont son intelligence et sa grande mémoire qui lui ont permis d'aller loin dans le jeu. Mais avant le succès, tout n'a pas été facile, comme le raconte Sophie El Kharrat dans leur livre commun. Elle revient sur les difficultés qu'elle a rencontrées pour comprendre et s'adapter au handicap de son fils.L'autisme de Paul aurait rendu plus compliquées les relations au sein de la famille El Kharrat, notamment avec son frère Samih et sa sœur Louise. "Depuis que le diagnostic a été établi, l'autisme de Paul est un sujet quasi permanent de conversation. S'il a permis de mettre des mots sur le handicap, il n'a pas tout réglé. Le quotidien auprès d'un frère autiste reste compliqué", confie Sophie El Kharrat.

La mère de Paul El Kharrat témoigne

D'après les mots de leur mère, la naissance de Samih a été une véritable épreuve pour Paul. "Après notre retour à la maison, alors que j'avais laissé Samih un instant sur le lit et que Paul jouait à proximité, il a attrapé un oreiller et le lui a collé sur le visage", se souvient-elle.Ce décalage entre Paul El Kharrat et son frère Samih s'est accentué au fil des années. Ce dernier confiait d'ailleurs, quand il était plus jeune : "Il ne m'aime pas. Ce n'est pas un frère".

Paul El Kharrat : "C'est chacun dans sa bulle"

Paul El Kharrat reconnaît avoir un comportement qui peut sembler étrange. "Je sais qu'on me prend pour un zouave, mais je reconnais qu'avec mes proches, j'ai des marques d'affection un peu animales. Je leur tapote la tête, comme je ferais à un petit chien ou un petit chat", explique-t-il.Si aujourd'hui, ses relations avec son frère et sa sœur se sont un peu améliorées, l'ancien champion des 12 coups de midi admet ne pas être très proche d'eux. "C'est chacun dans sa bulle. La seule fois où j’ai réellement su ce que Louise et Samih pensaient de moi, c’est lorsque tous les deux se sont confiés dans un documentaire qui m’était consacré. Ils se sont souvent sentis démunis face à mon état mental", écrit-il.

Lire l'article entier