Marine Le Pen reconnue coupable de détournement de fonds : sa présence aux élections présidentielles de 2027 menacée

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Après neuf semaines de procès, la décision s'apprête à tomber... Marine Le Pen doit être condamnée, ce 31 mars, par le tribunal judiciaire de Paris. En conséquence, la députée ne pourra peut-être pas se présenter à l’élection présidentielle en 2027. Les délibérations auront duré plus de deux heures. Dans un premier temps, l'ex présidente du Rassemblement national est d'abord restée impassible. Puis, cette dernière a quitté brutalement les lieux avant même l'énoncé des peines. Avec elle, notamment, sa meilleure amie Catherine Griset.Ce 31 mars, vingt-cinq prévenus étaient attendus à la barre, Marine Le Pen et huit autres eurodéputés. Tous ont d'abord été reconnus coupables de détournement de fonds publics avant d'être condamnés. Parmi ses co accusés se trouvent, notamment, Louis Aliot. Ce dernier n'est autre que son ex-mari mais aussi maire de la commune de Perpignan.Si la présidente du tribunal a assuré qu'il n'y avait pas eu d'enrichissement personnel pour la Conseillère départemental du Pas-de-Calais. Toutefois, le préjudice est énorme. Il est estimé à 4,1 millions d'euros. Pour rappel, 5 ans de prison dont 2 ferme ont été requis ainsi que 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.

Marine Le Pen : que reprochait la Justice à la députée du Rassemblement national ?

Marine Le Pen est soupçonnée d'être au cœur de ce système depuis 2009 selon la présidente du tribunal judiciaire de Paris, ce 31 mars. Tout d'abord, l'accusation reproche à la triple candidate à l’élection présidentielle d’avoir embauché quatre assistants fictifs lorsqu’elle était eurodéputée (2004-2017). Ces derniers auraient, en réalité, travaillé pour le FN. Rémunérés par le Parlement européen, ils auraient effectué des tâches liées à la gestion du parti. Par ailleurs, il est aussi reproché à la mère de famille de 56 ans d'être "l'une des principales responsables" de ce "système" de détournement des enveloppes des assistants parlementaires des eurodéputés. A la barre, la principale intéressée a trouvé qu'il était "injuste" de parler d'un "système" estimant qu'un assistant parlementaire pouvait "travailler pour son député au bénéfice de son parti". Pour rappel, à partir de 2011 et pendant 10 ans, Marine Le Pen a été la présidente du Front national devenu Rassemblement national. Un poste aujourd'hui occupé par Jordan Bardella.

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