Tout avait commencé en 2018, avec la mort de Loïc. Cet immigré camerounais de 23 ans a péri dans une bagarre de rue dans le 10ème arrondissement de Paris. Accusé d'avoir participé à cette "opération punitive", l'interprète de "La puissance", MHD, a déjà été condamné en première instance, en septembre 2023. Ce 28 février 2025, le rappeur et précurseur du mouvement "Afro trap" connaîtra le jugement en appel dans cette affaire. Jugé à Créteil, l'avocat général a requis contre lui "entre douze et quinze" années de réclusion criminelle, ce jeudi.
12 à 15 ans de prison requis
En première instance, Mohamed Sylla de son vrai nom, avait écopé de douze ans de prison. Dix-huit ans avaient été requis.
Et tandis que MHD ainsi que 4 autres accusés continuent de nier leur présence sur place, plusieurs témoins assurent avoir reconnu le rappeur sur place. Notamment en raison de son survêtement Puma, "dont il était ambassadeur" à l'époque. Mais aussi en raison de ses cheveux et barbe peroxydés, qu'il a remplacé par du brun, depuis.
La victime était originaire de la cité de la Grange aux Belles dans le nord-est de Paris. La nuit du drame, Loïc a été percuté par une Mercedes, puis passé à tabac et lacéré de coups de couteaux. Il s'agirait d'un groupe d'une dizaine d'individus venant d'une cité rivale. Elle se nomme les Chaufourniers, mais aussi la "cité rouge".
MHD a-t-il porté le coup fatal ?
Depuis la réouverture de son procès, le 18 février 2025, dans le Val-de-Marne, l'avocat général affirme qu'il "a des images" pour confondre MHD. Pire encore, il serait même "celui qui a porté le dernier coup" à la victime au sol. Avant de s'enfuir à pied. Le jeune homme est décédé quelques minutes après le départ de ses agresseurs.