Après la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité, les réactions dénonçant un « procès politique » et un « déni de démocratie » se multiplient. Cette rhétorique d’accusation est classique. Bien souvent, les élus condamnés préfèrent remettre en cause des systèmes politiques et accuser leurs opposants plutôt que de reconnaître la décision judiciaire. Analyse avec Julien Giry, politologue et spécialiste du conspirationnisme à l’université de Tours.