Dans le gouvernement de François Bayrou, l'unité semble avoir pris une petite pause. En dépit de leurs rôles officiels, certains ministres ne cachent pas leurs désaccords, ce qui crée une ambiance de plus en plus électrique entre les différents acteurs du gouvernement. Dernièrement, c'est un sujet particulièrement épineux qui a mis le feu aux poudres : le port du voile dans le sport. Un débat qui, au lieu de rassembler, a exacerbé les tensions au sein de l'équipe gouvernementale.
Le mardi 18 mars, François Bayrou, visiblement agacé par les divisions croissantes, a décidé qu'il était temps d'agir.
Il a alors convoqué plusieurs de ses ministres pour tenter de remettre les pendules à l'heure. Parmi eux, Bruno Retailleau, qui a particulièrement souffert de l'irritation du Premier ministre. Une rencontre tendue, à la hauteur des enjeux. Entre dissensions publiques et éclats de voix, l'atmosphère était loin d'être au beau fixe...
Bruno Retailleau recadré par François Bayrou
Selon les révélations de TF1, le ministre de l'Intérieur n'a pas été épargné lors de cette réunion tendue. "Tais-toi !" aurait même lancé François Bayrou, visiblement excédé par les remarques de son collègue. Un échange plutôt musclé qui aurait bien failli dégénérer puisque Bruno Retailleau aurait menacé de quitter la pièce.
La scène, digne d'un épisode de politique en pleine tempête, n'a pas manqué de choquer les témoins. Mais au lieu de se calmer, l'incident a ouvert la voie à un tout autre débat : celui des retraites.
Par la suite, le bras droit du président de la République, Emmanuel Macron, aurait finalement réussi à apaiser les tensions. Un objectif qu'il s'était lui-même fixé dans les colonnes du Parisien. "Les critiques internes entre ministres sont inacceptables. Sur certains points, je mettrai bon ordre moi-même", avait-il confié avant d'ajouter : "La mêlée ouverte au sein du gouvernement, c’est le contraire de ce que j’aime et de ce que je veux". Au cours de cet entretien avec nos confrères, il avait notamment appelé ses ministres à avoir "une solidarité gouvernementale".