L’envers du décor sur Téva. Ce jeudi 3 avril 2025, la chaîne consacre un documentaire aux victimes collatérales des viols de Mazan. Pour rappel, Dominique Pelicot se faisait juger il y a quelques mois après avoir endormi chimiquement sa femme Gisèle Pelicot pour qu’elle se fasse violer par des hommes.50 co-accusés ont été reconnus coupables au cours du procès. Si certains vont faire de la prison, leurs compagnes vivent elles aussi des moments très compliqués depuis quelques mois comme les téléspectateurs vont pouvoir le découvrir dans le documentaire diffusé sur Téva.
Les femmes des accusés dans les viols de Mazan prennent la parole
Pour la première fois, celles-ci vont prendre la parole, trois mois après la fin des procès. Si certaines ont décidé de rester solidaires avec leurs compagnons, d’autres ont fait le choix de se séparer d’eux. Dans une interview pour le Sunday Times, la femme d’un accusé des viols de Mazan a raconté l’enfer vécu après l’interpellation de son compagnon. Ce dernier se faisait d’ailleurs condamner à huit de prison dans cette affaire comme le relèvent nos confrères de Closer. "Les policiers ont été très gentils avec moi mais je me sentais complètement vidée. Je ne me souviens de rien", se souvient-elle.
Toujours avec son mari malgré sa condamnation dans les viols de Mazan, elle explique : "Au bout du compte, ce sont les familles qui ont souffert le plus, et non les accusés". Lors des procès, la femme aurait eu de nombreux problèmes de santé.
Les "séquelles" des procès
"À force de pleurer, j’ai eu des problèmes aux yeux. Je dormais deux heures par jour. J’avais tellement maigri que j’ai dû être hospitalisée. Mais c’était ça ou me retrouver à la rue. Je n’avais pas le choix", explique-t-elle au Sunday Times. De son côté, la journaliste Alyssa Makni a expliqué, sur Sud Radio, que les femmes des hommes condamnés dans les viols de Mazan peuvent pardonner leur moitié mais pas les faits. "Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que (ces femmes) pardonnent leurs fils, leurs conjoints, leurs papas sur les conséquences que ça a eues sur elles, mais elles ne pardonnent pas du tout les faits", a-t-elle en effet précisé.