Affaire Émile : un témoin évoque l'attitude « choquante » des enquêteurs lors de la reconstitution des faits

il y a 23 heures 1

La disparition du petit Émile continue d'agiter les médias et de captiver l'opinion publique. L'enquête progresse, mais des zones d'ombres subsistent.Un témoin-clé dans cette affaire s'est exprimée sur la manière dont s'est déroulée la reconstitution des faits.

Affaire Émile : un témoin se confie sur son expérience

Rappelez-vous : le 8 juillet 2023, un petit garçon de deux ans, Émile, disparaissait dans le hameau du Haut-Vernet. Il était alors sous la garde de ses grands-parents maternels. De grandes opérations de recherches avaient été menées dans la zone afin de retrouver le garçonnet. Les enquêteurs ont, de leur côté, interrogé de nombreux habitants. L'un d'eux a accepté de partager son expérience à La Provence, le 31 mars 2025.Ce jour-là, il se trouvait dans le jardin d'un ami lorsqu'il a appris la nouvelle. Son téléphone indiquait qu'il était présent sur place, l'homme est donc devenu un témoin-clé. Il indique avoir ressenti une forte pression lors de la reconstitution des faits. "C'était stressant parce qu’il y a beaucoup de gens, tout le monde – les enquêteurs, les gendarmes et les avocats – vous regarde (…) Ils nous poussent dans nos retranchements", explique-t-il.

Une pression exercée par les enquêteurs

Récemment, les gardes à vue des grands-parents, d'un oncle et d'une tante d'Émile ont beaucoup fait parler. Le témoin interrogé se pose toujours des questions. "Il m’arrive également de me remettre en question : pourquoi et comment ça se fait que nous n’avons rien vu.  Ce jour-là, j’étais là au mauvais endroit, au mauvais moment", a-t-il confié.Un témoignage qui traduit l'atmosphère vraiment pesante qui pouvait régner, et qui règne encore, dans ce hameau autrefois paisible. Nul doute que la disparition du petit Émile, et le travail d'enquête par la suite, auront laissé des traces chez les habitants.

L'arrière-grand-père d'Émile sort du silence

Un membre de la famille, resté discret depuis le début de l'affaire, est enfin sorti du silence. Il s'agit d'André Vedovini, l'arrière-grand-père du garçon. Il a accepté de se confier à des journalistes, devant le domicile des grands-parents d'Émile, à la Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône. "On n'arrive à rien”, a-t-il commencé par dire, agacé par l'ampleur médiatique prise par l'affaire, avant d'ajouter : "Ils ont répondu aux questions", faisant référence aux grands-parents d'Émile.L'avocate de Philippe (le grand-père), privilégie quant à elle la thèse de l'accident. "Depuis le départ, je me suis orientée sur un accident avec un véhicule. Une personne qui panique, un corps qui est dissimulé... Les éléments qui ont été portés à notre connaissance par le procureur peuvent interroger", confie-t-elle. Espérons que de nouveaux éléments pourront bientôt être apportés au dossier.

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