"J'étais au mauvais endroit, au mauvais moment" : témoignage déroutant d’un habitant dans l’affaire du petit Émile

il y a 18 heures 2

L'enquête sur la mort du petit Émile se poursuit, et les investigations avancent. Les enquêteurs ont d'ailleurs interrogé de nombreux témoins pour éclaircir les circonstances tragiques de cette disparition. Récemment, un homme originaire des Alpes-de-Haute-Provence s'est alors confié dans les colonnes de La Provence concernant l'intervention des forces de l'ordre. Dans les pages de nos confrères, il a révélé avoir été profondément bouleversé par la reconstitution des faits organisée le 28 mars 2024.

Une reconstitution bouleversante

"À force, on ne se rappelle pas de tout, encore moins du moindre détail. Ils nous poussent dans nos retranchements. Mais si on n'a rien à se reprocher, on répond le plus naturellement qui soit et il n'y a aucune difficulté à rappeler les heures où on a été présent au hameau", a-t-il confié.

Pour lui, la situation a été particulièrement "stressante". "Tout le monde vous regarde", s'est-il souvenu. Et si les gendarmes ne l'ont plus jamais recontacté par la suite, l'homme a avoué avoir été chamboulé par l'expérience.

"C'est compliqué. Car je n'ai rien à voir avec tout ça, mais je dois faire avec ça aussi. En résumé, ce jour-là, j'étais là au mauvais endroit, au mauvais moment", a-t-il expliqué.

Désormais, il ne souhaite plus qu'une seule chose : que la lumière sur cette affaire soit enfin faite et que la personne responsable du décès d'Émile soit jugée comme il se doit. "On tourne autour du pot, et tout le monde soupçonne tout le monde. Un tel contexte n'est pas évident à vivre".

De sombres hypothèses sur la mort d'Émile

Pour rappel, le petit Émile a disparu le 8 juillet 2023 au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). Huit mois plus tard, une randonneuse a fait une découverte macabre : son crâne et ses vêtements reposaient sur un sentier escarpé, à deux kilomètres du hameau.Selon Damien Delseny, rédacteur en chef adjoint au Parisien/Aujourd'hui en France et responsable du service police-justice, l'analyse des ossements d'Émile a suggéré que son corps avait été protégé des intempéries.Il a précisé que l'hypothèse d'une conservation dans un congélateur était envisageable, mais qu'elle n'était qu'une possibilité parmi d'autres. L'idée d'un placard a également été évoquée, mais quoi qu'il en soit, le journaliste a soutenu que le corps du petit garçon avait été maintenu à l'abri des regards et des agressions extérieures, dans un environnement dit "stérile", et non laissé en pleine nature.

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