Avant de faire rire de nombreux Français sur scène, Jérémy Ferrari devait d’abord se battre contre lui-même au quotidien. Depuis 9 ans, il n’a plus touché une seule goutte d’alcool et vit désormais une seconde partie de vie. Le 19 mars 2025, l’humoriste va d’ailleurs voir cet énorme travail sur soi dans un documentaire diffusé sur Canal+.La chaîne cryptée va en effet diffuser le spectacle "Anesthésie générale" en première partie de soirée, avant de diffuser le documentaire "Comme une abeille" en seconde partie. Un documentaire qui suit Jérémy Ferrari sur six années sans aucune goutte d’alcool.
Pourquoi le documentaire se nomme-t-il "Comme une abeille" ?
Invité de "C à Vous" ce lundi 17 mars 2025, l’humoriste en a profité pour évoquer son ancienne addiction et ses autres "maladies invisibles", mais aussi pour quelle raison le documentaire porte ce nom. "C'est Mickaël qui a trouvé ce titre. Mickaël, c'est mon associé, c'est surtout mon meilleur ami depuis très longtemps, 22 ans, 23 ans, 24 ans, je sais plus. Plus de 20 ans, je crois. Et donc c'est lui qui a réalisé ce documentaire, c'est lui qui a trouvé ce titre. Et il a cette expression, il dit toujours que je suis comme une abeille qui est coincée dans une bouteille et qu'il n'y a que quand finalement je suis sur scène que je trouve la sortie et que je m'envole. Donc c'est lui qui a trouvé cette jolie métaphore", a dans un premier temps détaillé Jérémy Ferrari.Avant d’ajouter : "On m'a suivi 6 ans sur 9 ans maintenant d'abstinence, donc c'est pratiquement toute ma nouvelle vie. Mais en plus, c'est réalisé par mon meilleur ami (…) Et quand j'ai vu le premier montage, ça m'a bouleversé parce que j'ai vu aussi une énorme preuve d'amitié. J'ai vu un des trucs les plus beaux qu'on ait fait pour moi en amitié. Ça m'a vraiment bouleversé. Je lui ai fait la note vocale, j'ai dit merci, c'est très beau. Je suis allé".
Les "maladies invisibles" de Jérémy Ferrari
Par la suite, Anne-Élisabeth Lemoine a souhaité obtenir plus d’informations sur la métaphore de "l’abeille coincée dans une bouteille" et les obsessions de son invité. "Oui, je pense qu'il y a un cumul de maladies invisibles, un TDAH, des troubles obsessionnels compulsifs, l'addiction dont on parlait tout à l'heure. Donc tout ça fait une espèce de cocktail qui est compliqué à gérer", a alors répondu le principal intéressé. L’humoriste précise également que tout son vécu, "les trucs superbes et les trucs moins superbes", crée une espèce de cocktail molotov dans sa tête qui lui a rendu le quotidien vraiment insupportable."On a souvent voulu, par exemple, me dire, oui, c'est parce qu'il a du succès qu'il se drogue. Non, c'est parce que le succès ne comble pas le problème. Et quand, toi, tu réagis de manière un peu naïve, tu te dis, quand je vais avoir ça, ça et ça, alors je vais être heureux, c'est sûr. Et puis tu as ça, ça, ça et même quand on t'en rajoute d'autres, et tu n'es toujours pas heureux", reconnaît Jérémy Ferrari.
"On m'a suivi pendant 6 ans sur les 9 années de mon abstinence. On m'a souvent dit : 'C'est parce qu'il a du succès qu'il se drogue.' Non, le succès ne comble pas le problème." 'Comme une abeille' : le documentaire qui explore la maladie invisible de @JeremyFerrari #CàVous pic.twitter.com/TRz5XQXvpF
— C à vous (@cavousf5) March 17, 2025