L'homosexualité dans le football reste à ce jour un tabou. Et pourtant, la Fédération française de football (FFF) n'a pas tardé à condamner le dérapage d'une footballeuse. Elle s'appelle Aïrine Fontaine, elle a 20 ans, elle joue comme milieu de terrain au FC Fleury 91 et au sein de l'équipe de France espoir.Et la jeune femme a estimé que "l'homosexualité est un pêché" dans une interview publiée par Holy Production, ce 13 mars 2025.
Dérapage sur l'homosexualité
En effet, répondant aux questions de ce média religieux sur Youtube, Aïrine Fontaine a expliqué : "Comme c'est dit dans la Bible, on sait très bien que l'homosexualité est un péché. Dans le Lévitique, c'est marqué". Depuis lors, la vidéo a été retirée des réseaux sociaux.
Dans un communiqué, la FFF a condamné "les propos inappropriés d'Aïrine Fontaine dans sa récente interview", ce 15 mars 2025. Et d'ajouter : "Ils vont à l'encontre des valeurs de respect et d'inclusion défendues par la Fédération Française de Football".
La Ligue féminine de football professionnel (LFFP) s'est alignée sur la même déclaration à propos de la sportive, née à Rouen en août 2004.
Depuis le début de sa carrière, Aïrine Fontaine a été sélectionnée 8 fois en équipe de France espoir. Elle a également joué au Paris FC, avant de rejoindre son club actuel, en 2022 Fleury 91. En 2024, elle était finaliste de la Coupe de France.
Sur son compte Instagram, la pro du ballon rond poste régulièrement des photos d'elle dans le cadre de sa religion. En juillet 2024, elle a notamment partagé une photo de son baptême.
Les excuses d'Aïrine Fontaine
Face au tollé qu'a suscité son intervention, la jeune joueuse a partagé un long message sur Instagram, ce 17 mars 2025. Elle a présenté ses excuses et expliqué que "cette question (était) peut-être inappropriée avec du recul". La footballeuse a toutefois avoué qu'elle n'avait "pas pris le temps de bien peser chacun de ses mots". Et qu'elle "le regrette sincèrement". Pour finir, elle a assuré qu'elle ne voulait pas "manifester le moindre rejet des personnes en raison de leur orientation sexuelle, ni véhiculer à leur sujet des propos discriminants".