À trois jours de l'ouverture de son procès pour des accusations de viols et d’agressions sexuelles, Gérard Depardieu se retrouve à nouveau sous les projecteurs après l’émergence de trois nouveaux témoignages accablants.Ces révélations font suite à plusieurs accusations formulées contre l'acteur, qui, depuis quelques années, voit sa carrière entachée par des affaires judiciaires, mais aussi par de graves accusations de comportement inapproprié.
Gérard Depardieu face à la justice
Voilà maintenant quatre ans que Gérard Depardieu est accusé, par plusieurs femmes, de viols et agressions sexuelles. Si de nombreuses plaintes ont été classées sans suite, un procès pour agressions sexuelles sur deux femmes s'ouvrira ce lundi 24 mars 2025. Le comédien va devoir répondre de ses actes commis sur le tournage du film "Les volets verts" en 2021. Un procès reporté une première fois, notamment, car selon ses médecins, Gérard Depardieu ne serait pas en état d'y assister. Et à trois jours de ce procès, le premier pour Gérard Depardieu, Mediapart dévoile trois nouveaux témoignages accablants. Ce sont cette fois des femmes qui n'évoluent pas dans l'univers du cinéma qui témoignent.
Gérard Depardieu accusé par une vendeuse d'une boutique de luxe
La première témoin se prénomme Aurélie Dauchez, et était vendeuse dans la boutique Prada située rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris, à l'époque des faits. Nous sommes le 21 février 2014 et l'acteur, de passage dans la boutique, lui aurait infligé des " attouchements sexuels" et aurait tenu des "propos sexuels injurieux". "Viens t’asseoir Aurélie, oh, mais qu’est-ce que tu m’excites avec ça, on dirait des porte-jarretelles, viens là, je vais te soigner moi", aurait-il déclaré en voyant son attelle au genou.L'acteur aurait fini par réussir à faire installer la jeune femme à ses côtés, avant de mettre son bras gauche autour de son cou et de remonter sa main sous sa robe, jusqu'à son entrejambe. Elle se souvient du fait que l'acteur, dégoulinant de sueur, a réussi à remonter sa main juste avant son sexe, sur le collant.
"Regarde, ça, c'est ta chatte, et là, tu vois, je touche ton clitoris, je le touche, je le mange, je le suce, ça t’excite que je te touche comme ça ?", aurait alors déclaré Gérard Depardieu, face à la jeune femme, sidérée. Une situation confirmée par ses collègues, eux aussi sous le choc.
"Je ne savais pas quoi faire…"
Une autre victime présumée, prénommée Constance, évoque des faits qui se seraient déroulés le 3 septembre 1985, à l’avant-première du film "Police", au cinéma Gaumont des Champs-Élysées, à Paris. À l'époque, la couturière a 23 ans et vient de remporter ces places de cinéma via un jeu-concours. Après la projection, elle ose demander un autographe et une photo à Gérard Depardieu. L'acteur lui met la main aux fesses puis se met à la tripoter. "C’était du pelotage. Je ne savais pas quoi faire. J’ai pris sa main pour la tenir fermement devant moi, pour pas qu’il recommence." raconte-t-elle aujourd'hui.
Une journaliste prend la parole
Enfin, Marie Dalibon qui est journaliste, se souvient du tournage en Israël de l’émission "Deux, trois jours avec moi", présentée par Mélissa Theuriau, sur Paris Première, dans laquelle Gérard Depardieu a été invité en novembre 2007 pour parler de Tel-Aviv.
Gérard Depardieu serait arrivé par-derrière et aurait commencé à lui "masser le bas du dos" en descendant vers "sa jupe et ses fesses", sans son autorisation et tout en poussant des "râles".
Puisque les faits sont aujourd'hui prescrits, aucune des trois femmes n’a porté plainte pour les faits, qu'elles racontent.